Pierre-Yves MINARRO, directeur général de Scallog animera l’atelier « La robotique dans la logistique et la livraison : de l’expérimental à l’industrialisation ». Il répond à quatre questions et nous livre un avant-goût de son expertise.

Pierre-Yves MINARRO,

Directeur général de Scallog depuis 2014

COMMENT FAIRE LE BON CHOIX EN TERMES DE TECHNOLOGIES POUR LA ROBOTISATION D’UN ENTREPÔT ?

Le choix des technologies va dépendre de l’adéquation entre les différentes contraintes et les gains attendus, tels que : gain de productivité, de surface, évolutivité de la solution retenue…

L’hétérogénéité des produits (taille, poids, volume, etc) et une autre contrainte à prendre en considération notamment lors du traitement des commandes sur certaines fortes périodes tels que les fêtes de fin d’année, les soldes ou le Black Friday. De plus, il ne faut pas oublier de prendre en compte l’évolution et les prévisions des stocks pour les prochaines années.

C’est l’ensemble de tous ces paramètres qui vont orienter le choix d’une technologie plutôt qu’une autre.

 

Y’A-T-IL DES SEUILS MINIMAUX DE SURFACE OU DE VOLUMES POUR INTÉGRER UNE ROBOTIQUE LOGISTIQUE ?

Ce n’est pas le critère déterminant. Une installation d’automatisation peut se faire, quel que soit la taille de l’entrepôt, c’est plutôt la densité produite par rapport à la surface utilisée qui devra être examiné afin de déterminer une automatisation ou pas.

 

PEUT-ON ENVISAGER AUJOURD’HUI UNE E-LOGISTIQUE TOTALEMENT AUTOMATISÉE ?

On compare souvent les automatisations de production et e-logistique, or, la grande différence c’est qu’en termes de production on sait ce que l’on va fabriquer et on connaît les volumétries sur les 5 prochaines années (exemple de l’automobile).

Dans le domaine de la Logistique, on doit gérer des produits qui n’ont pas la même couleur, ni la même forme, ni le même poids.

Sur les milliers de références qui sont entreposées, pas une seule n’est comparable. La reconnaissance et l’appréhension des produits sont à chaque fois différente.

C’est seulement dans le cadre d’une standardisation des produits comme des boîtes de chaussure ou boîtes de médicaments, que l’on pourra envisager une automatisation totale.

 

QUELLE SERA POUR VOUS LA E-LOGISTIQUE DE DEMAIN ?

La E-logistique devra être agile, évolutive et réactive. Elle doit s’adapter aux besoins et habitudes des consommateurs, aux changements de la législation et proposer de nouvelles offres de services et de produits.